
6 idées reçues sur le café décryptées
Idée reçue N° 1 : Plus un café est fort, meilleur il est

La qualité d’un café ne se mesure ni à sa force ni à son amertume. Sa richesse repose avant tout sur sa complexité aromatique, résultat d’un subtil équilibre entre plusieurs facteurs clés :
- L’origine du grain et son terroir : altitude, climat et sol influencent directement les notes gustatives du café. Par exemple, un arabica cultivé dans la province d’Aceh, au nord de l’île de Sumatra en Indonésie, offre des notes aromatiques intenses d’épices et de chocolat, tandis qu’un grain de la région de Junin, au centre du Pérou, révèle des notes plus veloutées et chocolatées.
- La variété du caféier : chaque variété apporte une signature aromatique unique et un profil de goût bien distinct. Un café arabica se distingue par une palette aromatique plus riche et plus complexe, tandis que le robusta offre un goût plus intense, plus amer et une sensation de puissance en bouche.
- La torréfaction et l’expertise du torréfacteur : la température, la durée et la maîtrise du procédé transforment le grain vert en café prêt à infuser, révélant ou atténuant certaines notes, de l’acidulé au plus amer.
Un café dit « fort » n’est donc pas forcément synonyme de qualité. Tout est une question de goût et d’habitudes de consommation : certains apprécient l’amertume et la puissance, tandis que d’autres privilégient la douceur, l’acidité ou la complexité aromatique.
► Café arabica ou robusta : différences, goûts, comment choisir ?
Idée reçue N° 2 : Tous les cafés se ressemblent

Au contraire ! Comme le vin ou le thé, chaque café possède sa propre personnalité, façonnée dès la culture du grain. En effet, ses différentes nuances dépendent de plusieurs facteurs comme son origine, son terroir et les soins apportés à sa récolte.
La torréfaction joue ensuite un rôle déterminant. Elle révèle et structure toutes les nuances du café : notes fruitées, chocolatées, épicées ou florales selon le grain.
► Découvrez la roue des saveurs et laissez-vous surprendre par l’incroyable diversité aromatique du café !

Dans le café, on dénombre environ 800 arômes contre 400 pour le vin
Idée reçue N° 3 : Le café ne se consomme pas l’après‑midi

Faux, le café n’est pas réservé au petit déjeuner. Sa consommation dépend avant tout du type de café choisi et de son intensité, à adapter au rythme de la journée.
- Le matin : un expresso ou un café corsé pour éveiller les sens et bien démarrer la journée.
- L’après‑midi : un café filtre ou allongé, léger et savoureux, idéal pour prolonger une pause ou stimuler la créativité.
- En fin de journée : un décaféiné, pour profiter du goût et du rituel du café sans stimuler l’organisme.
Idée reçue N° 4 : Le café, c’est toujours amer et corsé

Le café n’est pas systématiquement amer ou corsé. Sa saveur dépend de plusieurs facteurs tels que sa variété, le niveau de torréfaction, sa méthode de préparation, la taille de la mouture, la quantité d’eau… Ces éléments influencent directement le rendu en tasse et offrent ainsi une palette aromatique d’une richesse surprenante. Le café peut ainsi révéler des notes douces et rondes, des touches fruitées ou florales, des nuances chocolatées, voire légèrement épicées.

L’amertume excessive est souvent le signe d’une extraction mal maîtrisée, d’une mouture trop fine ou d’une quantité d’eau trop importante, et non d’une caractéristique intrinsèque du café.
Idée reçue N° 5 : Un expresso contient plus de caféine qu’un café filtre ou allongé

On imagine souvent qu’un café expresso est plus caféiné qu’un café filtre ou allongé. En réalité, la quantité de caféine varie en fonction de :
- La méthode et la durée d’extraction : plus le café sera infusé, plus votre tasse sera caféinée !
- La taille de votre tasse : le volume d’un café filtre ou allongé étant plus important, sa concentration en caféine le sera également.
En définitive, l’expresso offre une caféine très concentrée sur un petit volume, mais le café allongé, plus généreux, contient plus de caféine au total.

Privilégiez un expresso pour un coup de boost rapide, et un café allongé pour une consommation plus douce, tout en profitant d’une plus grande quantité de caféine sur la durée.
Idée reçue N° 6 : Le café bio a moins de goût

Beaucoup pensent que le café bio est forcément plus fade ou moins aromatique, alors que ce label concerne uniquement les méthodes de culture et de traitement, sans pesticides ni engrais chimiques.
Un café bio bien sélectionné peut offrir autant, voire plus, de complexité aromatique, en révélant les subtilités naturelles du grain. Cultivé dans le respect des sols et du caféier, il allie ainsi finesse aromatique et engagement environnemental, sans compromis sur le goût.
► Les bons réflexes pour choisir un café plus responsable
Ces idées reçues rappellent que le café peut être à la fois simple et complexe. Comprendre ses arômes et explorer ses subtilités permet d’en apprécier toute la richesse.
