Au cœur des origines

Bolivie : au paradis vert des Yungas

Maud responsable achats Café Vert et relations producteurs

Ingénieure agronome, diplômée SCA, spécialisée sur les thématiques d’approvisionnement responsable, Maud assure le sourcing de Lobodis en café vert et  coordonne les projets d’amélioration des pratiques agricoles sur les plans sociaux et environnementaux avec les acteurs des filières dans 12 pays producteurs. Sélection des terroirs, rencontres avec les producteurs, dégustation des cafés, des missions qu’elle mène avec enthousiasme pour vous offrir la meilleure tasse !

SourcingProducteurs

En novembre dernier, j’ai embarqué pour l'Amérique Latine, direction la Bolivie, un pays “vertigineux” ! Tout en haut, l’Altiplano, à plus de 4 000 mètres, au nord-est, la forêt amazonienne… Entre les deux, les Yungas : des étendues de terre, difficiles d’accès mais très fertiles, bien arrosées, souvent baignées de brouillard. C’est là que pousse le café, au milieu d’une forêt humide et d’une biodiversité surprenante.

La filière café de Bolivie souffrait autrefois d’une très mauvaise image. Les importateurs reprochaient aux producteurs boliviens une qualité médiocre et un non-respect des contrats. Cela a bien changé  ! Aujourd’hui, la qualité est le maître mot des producteurs boliviens.

Le café de Bolivie, c’est d’abord la satisfaction de (re)-découvrir un café produit de façon extensive et biologique, séché grâce à l’air frais et sec de l’Alto à plus de 4000m d’altitude… C’est aussi le plaisir de le déguster accompagné des noisettes et amandes pralinées ! Enfin c’est le souvenir des Cholitas, les femmes aymaras, symboles de la forte culture multi-ethnique de l’état de Bolivie.

Au cœur des petites plantations familiales

La Bolivie est un tout petit pays producteur et son café gagne en reconnaissance à l’échelle internationale. Le développement du commerce équitable dans les années 90 a permis de structurer la filière, notamment grâce à la création de coopératives d’agriculteurs. Aujourd’hui, la majorité des producteurs de café sont encore de petits exploitants familiaux : leurs parcelles font moins de 5 hectares et les travaux d’entretien sont majoritairement réalisés par la main d’œuvre familiale.

En 2018, le gouvernement bolivien a accepté de financer un plan national de soutien à la caféiculture pour permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements et de rénover les parcelles endommagées par la rouille* en 2014.
Ce plan est une aide supplémentaire pour les coopératives de producteurs avec lesquelles nous travaillons, qui bénéficient également des primes de développement du commerce équitable.
Nous avons été le premier torréfacteur français à commercialiser du café sous appellation bolivienne (dès 2005), nous sommes heureux de soutenir depuis le début les coopératives Illampu, Antofagasta, Villa Oriente, et San Juan !
*maladie qui affecte les caféiers

> Découvrez nos producteurs de Bolivie